Un incident sécuritaire a été signalé dans l’est de la République démocratique du Congo, sur les eaux du lac Tanganyika. Le jeudi 8 janvier au soir, un bateau congolais en provenance du Burundi a été intercepté au large du territoire de Fizi, dans la province du Sud-Kivu, par les Wazalendo, des miliciens alliés aux Forces armées de la RDC (FARDC).
L’embarcation concernée, baptisée Okako 2, transportait des marchandises ainsi que plus de deux cents passagers. Selon les premières informations, le bateau effectuait une traversée commerciale ordinaire entre le Burundi et la RDC lorsqu’il a été stoppé par ces groupes d’autodéfense locaux opérant dans la zone.
Les marchandises transportées à bord ont été saisies par les Wazalendo, tandis que les passagers ont été retenus temporairement pour des vérifications.

Cette interception intervient dans un contexte sécuritaire particulièrement tendu dans le Sud-Kivu, où les autorités et leurs alliés surveillent étroitement les mouvements sur le lac Tanganyika, souvent soupçonné d’être utilisé pour des trafics illicites ou des infiltrations armées.
Selon des sources locales, les Wazalendo soupçonnaient le bateau de transporter des biens ou des personnes susceptibles de soutenir des groupes armés actifs dans la région.

Toutefois, aucune communication officielle n’a encore confirmé la nature exacte des marchandises saisies ni les raisons précises qui ont motivé cette intervention.
Cet incident relance le débat sur la sécurité des voies lacustres dans l’est de la RDC et sur le rôle croissant des groupes d’autodéfense aux côtés de l’armée régulière. En attendant des éclaircissements des autorités compétentes, la population locale appelle au respect des civils et à un renforcement du contrôle étatique afin d’éviter des abus dans une région déjà fragilisée par des années de conflit.
Patrick Mulemaza…

